FOIRE AUX QUESTIONS
Issue des formations que nous dispensons, des dirigeants, managers ou élus que nous accompagnons, voici des questions récurrentes qui nous sont posées et les réponses que nous y apportons.
Ces réponses sont le reflet de notre pratique de terrain et ont pour objectif de vous inspirer dans vos propres pratiques.
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Lorsque l’on est juge et parti, il est difficile de rester neutre et de ne pas intervenir dans les productions du groupe que vous accompagnez.
Plusieurs possibilités existent :
Vous avez un/une collègue qui est en capacité d’animer la rencontre à votre place et vous sollicitez son aide. La prochaine fois, c’est vous qui animerez sa rencontre.
En début d’atelier, vous précisez que tout au long de la rencontre ou sur des temps spécifiques, vous porterez 2 casquettes : la casquette de facilitateur et la casquette de contributeur. Lorsque vous changerez de casquette, vous l’indiquerez au groupe. “Là, je vais mettre ma casquette de …”
Vous faites appel à un facilitateur professionnel qui vous permet de vous décharger de l’organisation de la rencontre et d’être pleinement contributeur lors de celle-ci.
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Lorsque l’on parle de posture de facilitation, on parle toujours de l’importance de la neutralité pour accueillir tous les points de vue et créer la confiance.
Au Labo des Coopérations, nous pensons que la neutralité n’est pas possible.
Pourquoi ?
Que nous le voulions ou non, nous arrivons tous avec nos histoires, notre éducation, nos croyances, nos centres d’intérêt. Ils influent la manière dont nous allons poser des questions pour challenger le groupe, les éléments que nous allons relever ou pas dans des échanges. Ils sont donc sources de non neutralité.
Au terme “neutralité”, nous préférons deux autres termes :
La non-ingérence : cela signifie que nous ne nous immisçons pas dans les contenus produits par les groupes. Nous n’y injectons pas nos idées.
La multi partialité : c’est-à-dire l’écoute avec la même attention et le même équilibre de l’ensemble des points de vue.
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Lors d’un atelier de prototypage, on demande aux participants d’aller vers du concret, du palpable, sous forme de poster, de maquettes… qui soient ensuite déployable.
Il est indispensable, avant l’atelier, d’avoir clairement défini les limites financières, temporelles, techniques, humaines… du projet. Au Labo des Coopérations, c’est ce que nous appelons les “bords de la piscine”.
Une fois ce cadre posé, ces bords définis, nous disons au groupe “Plongez et faites-vous plaisir!” Dans ce cadre, tout est permis;
Cela nécessite d’avoir clairment travaillé sur les limites du projet en amont de l’atelier et de partager clairement ces limites aux participants.
Elles sont sécurisantes pour tout le monde.
Si des prototypes hors sol sont créés et ensuite jamais déployés faite de moyen, sans aucun doute vous désengagerez vos équipes.
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Nous conseillons aux personnes qui ont la responsabilité d’une équipe de prendre le temps, régulièrement, de lui demander comment cela va. Ce temps peut avoir lieu en début de réunion d’équipe avant de se lancer dans l’ordre du jour.
Pour éviter que cela dérape et que le tour de parole prenne trop de temps au détriment de l’ordre du jour, voici les propositions du Labo des Coopérations :
Evitez la question “Comment ça va?” qui est très vaste, préférez des tournures qui connectent les personnes à l’instant présent :
“Là, en début de réunion, Comment vous sentez-vous dans votre corps?” ,
“Là, en début de réunion, comment vous sentez-vous dans vos émotions?”
“Qu’est ce qui est présent dans vos pensées que vous auriez besoin de mettre sur l'étagère en venant à la réunion.” Symboliquement, vous pouvez demander aux personnes de noter leur réponse sur un post-it et d’aller le poser sur une étagère identifiée le temps de la réunion.
Vous pouvez demander les Kifs et la Gratouille de la semaine passée ou depuis la dernière rencontre :
Les kifs sont tous les moments chouettes qu’une personne a vécu. Invitez les personnes à chercher les grands, mais aussi les petits kifs.
La gratouille, c’est le caillou dans la chaussure, ce qui a été moins agréable à vire depuis la dernière rencontre.
Pour éviter l’inventaire à la Prévert de ce qui ne va pas, limiter à l’expression d’une seule gratouille. Par contre, laisser votre équipe donner tous ces kifs, cela permet de cultiver le positif.
Avant la rencontre, dessinez sur une feuille un baromètre (une simple ligne sur un paperboard, c’est nickel).
Dès l’arrivée des participants, demandez à chacun de noter son nom sur le baromètre pour qu’il indique son niveau d’énergie, son état d’esprit, sa capacité de concentration, son envie d’être là….. choisissez la question à laquelle vous avez envie d’avoir une réponse.
En un clin d’oeil vous cernerez le niveau d’engagement de votre équipe.
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Dans l’océan des outils dédiés à l’intelligence collective, il est facile et rapide de se noyer.
Le bon outil est celui qui répondra à l’intention de la séquence ou de l’atelier. Avant d’identifier l’outil que vous allez utiliser, posez clairement cette intention.
l’intention relationnelle : qu’est-ce que je veux que le groupe vive ?
l’intention opérationnelle : qu’est-ce que je veux que le groupe produise
Ensuite seulement choisissez l’outil en vous posant la question : “Comment je fais pour que mon intention se réalise ?”
L’outil adéquat viendra assez naturellement.Notre conseil au Labo des Coopérations :
identifiez les outils avec lesquels vous êtes à l’aise, testez-les, voyez ce qu’ils produisent. adaptez-les. Pas besoin de changer tout le temps d’outils. -
Il n’y a pas de sciences exactes en la matière.
Notre truc au Labo des Coopérations : être dans le réalisme et le pragmatisme.
Minute par minute, nous additionnons tout.Par exemple :
Pour une séquence d’atelier en sous-groupe nous notons 2 minutes pour le passage des consignes, 2 minutes pour la création des sous-groupe, un temps de parole minimum par personne dans le sous-groupe. S’il y a 4 personnes et que nous donnons 3 minute par personnes nous donnons 15 minutes d’échange.
Cela nous permet d’estimer le temps de la séquence à 20 minutes.Pour un tour de parole en grand groupe, s’il y a 15 personnes et que vous laissez 2 minutes de temps de parole par personne, il faut noter 30 minutes dans votre déroulé.
Et oui, le temps file vite !
Notre avis :
Il vaut mieux avoir prévu trop de temps sur une séquence que pas assez. Cela vous permettra de laisser le groupe partager plus. Dans le cas contraire vous risquez de la frustrer et de vous mettre sous pression.